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Les abeilles menacées devraient nous inquiéter

Voici un reportage que j’ai vu hier aux Nouvelles. Selon une légende urbaine Albert Einstein aurait affirmé que… “si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que 4 années à vivre”…!

Quoiqu’il en soit, la disparition des abeilles devrait nous inquiéter et nous préoccuper. Il y a un champ à côté de chez-moi, et quand ils ont labouré la semaine passée, ils ont aspergé le sol de pesticides, j’ai vu une immense démarcation entre le gazon vert vif et le jaune qui est apparu le lendemain… j’ai même trouvé un gros taon mort à deux mètres… Alors oui, ces pesticides ne tuent pas que les mauvaises herbes!

Là où j’ai déniché ce vidéo, un lecteur suggérait qu’on crée des supers abeilles résistantes à tout!!!!!!Réveillez-vous!!!!! Les abeilles n’ont pas de problèmes. Ce sont les humains qui en ont des gros à penser qu’on peut jeter des poisons partout sans que cela n’affecte la vie tout autour!!!! Il faut cesser justement de vouloir modifier la nature.

Chaque parcelle de vie sait quel est son rôle quand nous ne nous en mêlons pas…


Miel urbain

(source: Le Soleil)

Les abeilles débarquent en ville. D’ici quelques jours, une dizaine de ruches auront été installées sur des toits du vieux-Québec, grâce au projet Miel urbain des Urbainculteurs.

Le petit organisme sans but lucratif, qui s’est fait connaître avec l’installation de jardins sur les toits, ouvre un nouveau champ… d’action. Son objectif est double : sensibiliser la population à l’importance du rôle de ces pollinisatrices durement éprouvées depuis quelques années, et étendre la notion d’agriculture urbaine qu’il promeut.

Mardi, Le Soleil a pu grimper sur le toit de l’hôtel Marriott, place D’Youville, où deux ruches venaient d’être installées. Les coquettes boîtes jaunes de l’apiculteur Jean Forest abritent pour l’instant environ 25 000 insectes chacune, mais ce nombre devrait grimper aux alentours de 60 000 lorsque la reine aura bien fait son travail.

«Les filles», comme il les appelle, sont de vaillantes travailleuses, et transportaient déjà hier abondance de pollen. Propriétaire de la Miellerie de Champlain (www.mielleriedechamplain.com), dans la région de Trois-Rivières, M. Forest a vu dans le projet des Urbainculteurs une occasion en or de gâter ses butineuses, en leur offrant un environnement sans pesticides. Car bien que ses propres ruches soient installées sur des fermes biologiques, il sait également qu’en campagne, les produits chimiques ne sont jamais loin. Le monde à l’envers, quoi!

C’est aussi une façon de développer un nouveau marché, celui du miel urbain, au goût totalement différent des miels de campagne, dit cet ancien camionneur et ébéniste, qui a choisi l’apiculture comme projet de retraite, tout comme son arrière-grand-mère et son oncle Henri avant lui. L’an dernier, un premier test a été fait avec une ruche sur le toit de l’Hôtel du Vieux-Québec, qui fait partie des lieux qui seront exploités cette année, avec le Marriott, le restaurant Chic Alors de Cap-Rouge, un immeuble industriel de la rue Arago, et un autre bâtiment commercial d’importance du coeur de la ville dont le nom reste à confirmer.

Démystifier l’abeille…

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Apiculteurs du Québec inquiets

Le 28 avril dernier, j’avais publié un article ayant pour titre Plus de pesticides et moins de dangers?.

Les apiculteurs du Québec ont réagit à ce rapport dont il était question dans cette publication. Voici leur communiqué:

Le dernier bilan des ventes de pesticides au Québec publié au mois de mars 2011 par le ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) ne permet pas de prendre conscience du changement majeur qui s’est opéré récemment en agriculture quant à l’utilisation des insecticides. En quelques années, on est passé d’une utilisation par pulvérisation externe, aux insecticides systémiques. Dans le cas des insecticides systémiques, les nouvelles molécules toxiques
sont intégrées à l’intérieur de la plante et circulent en permanence dans ses fluides.

Les quantités de matière active utilisées étant moindres, les chiffres du bilan ne permettent pas non plus de constater l’augmentation importante des superficies traitées avec ces insecticides. Selon nos sources, la quasi-totalité du maïs semé ce printemps sera ainsi traitée avec un insecticide systémique à base de clothianidine (Poncho).

Nous, apiculteurs, sommes très inquiets. Les impacts d’un tel changement n’ont jamais été évalués ni vraiment discutés. Nous craignons que ces insecticides ne soient un peu trop efficaces! L’exposition des insectes au pesticide est maintenant devenue permanente. Malheureusement, les pollinisateurs sont involontairement exposés aux toxines qui sont aussi présentes dans le pollen et dans le nectar des plantes traitées. Serions-nous en train de rompre un important équilibre écologique?
Dans les pays à agriculture industrialisée, les insecticides systémiques sont soupçonnés d’être en partie responsables du déclin de nombreux insectes (dont les pollinisateurs) et même des populations d’oiseaux insectivores. En France, en Allemagne, en Italie et en Slovénie certaines de ces molécules de la famille des néonicotinoïdes ont été bannies.

Selon le bilan publié, l’indice de risque global lié aux pesticides serait en baisse. Cette affirmation doit être nuancée. Même si les insecticides systémiques peuvent présenter certains avantages, dont un risque moindre pour la santé de l’agriculteur, le risque pour plusieurs espèces animales, dont l’abeille, a peut-être augmenté. Or, pour tous les insecticides systémiques livrés sous forme d’enrobage de semence, le risque pour l’abeille ne fait plus partie du calcul de l’indice de risque global du pesticide. C’est tout simplement parce qu’on ne sait pas comment l’évaluer, comme l’avoue candidement le document technique du MDDEP et du MAPAQ expliquant la manière dont l’indice de risque est établi!

Source : Jean-Pierre Chapleau, porte-parole de la Fédération des apiculteurs du Québec, dossier pesticides.

Les abeilles du Québec se réunissent ce samedi pour manifester afin que Mr. Klean lâche les déchets et vienne à leur rescousse avec sa super cape! Il y a urgence… ;-)

Lire également à ce sujet: Un nouveau pesticide inquiète les apiculteurs publié sur Cyberpresse par Charles Côté.


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