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Scandaleux! Promotion des OGM dans les écoles!

Photo Robert Skinner, La Presse

Photo Robert Skinner, La Presse

Oh la la!!! Quelle honte!!! L’école ne m’oublierait jamais si ma fille était arrivée avec un tel livre à la maison!!!!! Il faut agir! Car ce sont ces mêmes enfants qui devront essayer de revenir à un mode de culture sain et normal quand il ne sera plus possible de cacher les dangers des OGM! Lisez ce texte de Marie Allard et vous comprendrez mon indignation! (Merci à Éric pour ce texte)

Marie Allard
La Presse

Coralie Desève, 12 ans, a été choquée de lire des textes en faveur des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans ses manuels scolaires. Grâce aux OGM, on n’aura à l’avenir «plus besoin de se servir de pesticides polluants», lit-on dans le manuel Cyclades, approuvé par le ministère de l’Éducation (MELS).

«Nutritifs et résistants, les fruits et légumes seront, dit-on, encore plus savoureux», précise le texte destiné aux élèves de 6e année. «Les pommes n’auront plus de pépins, les fraises seront plus sucrées et plus juteuses et les poires se conserveront plus longtemps. On prévoit aussi intégrer des médicaments et des vaccins dans les aliments.»

Coralie a aussi sursauté en lisant son cahier d’exercices de français. Un passage du cahier Vingt mille mots sous les mers précise que les risques liés à la consommation de petites quantités de pesticides ne sont pas importants et qu’aucune étude ne démontre que les OGM sont nocifs.

«Je suis en désaccord avec ça, a dit la jeune fille, qui consomme des aliments biologiques. Je ne peux pas croire que c’est dans des livres scolaires. Les enfants les lisent et pensent que c’est vrai.»

«C’est surréaliste, a ajouté Jérôme Plante, beau-père de Coralie et directeur général du distributeur d’aliments biologiques Le Jardin des Anges. C’est de la publicité pour les OGM, qui sont des possessions d’entreprises privées.»

«Prospective scientifique»

Il s’agit plutôt de «prospective scientifique formulée pour des enfants d’âge scolaire», selon Jean Bouchard, directeur général du Groupe Modulo, éditeur de Cyclades. Dans le passage dénoncé par la jeune élève, M. Bouchard ne voit pas «quelque chose qui fasse la promotion des OGM, de l’utilisation des pesticides ou un texte à l’encontre de l’agriculture biologique».

C’est «parce que ça s’inscrit dans une thématique à propos du futur» que le ministère de l’Éducation a approuvé le passage du manuel Cyclades, a expliqué Esther Chouinard, porte-parole du MELS. «C’est pour que l’élève puisse réagir au progrès», a-t-elle ajouté.

De faux bienfaits

Stéphanie Côté, nutritionniste d’Extenso, centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal, a lu les deux extraits. Le texte du manuel Cyclades «a une forte tendance pro-OGM», a-t-elle analysé. «Je ne sais pas à quel point c’est futuriste ou une lubie, mais à l’heure actuelle, c’est faux d’attribuer autant de bienfaits aux OGM.»

Quant au cahier d’exercices, qui n’est pas approuvé par le MELS, «il banalise peut-être en effet l’utilisation des pesticides, a observé Mme Côté. À long terme, on ne connaît pas toutes les conséquences que peut avoir l’ingestion de résidus de pesticides. Il ne faut pas prendre cette question à la légère. Avec ce sujet, il y a place à la nuance, ce qui n’est pas le cas du texte en question». Les éditions CEC n’ont pas rappelé La Presse.

Extrait du cahier controversé

Extrait du cahier Vingt mille mots sous les mers, publié par les éditions CEC pour élèves de 6e année du primaire:

De fausses idées à propos des fruits et légumes

«Les fruits et les légumes contiennent-ils des pesticides nocifs pour la santé? Des études sérieuses démontrent que les bienfaits associés à la consommation de fruits et légumes sont réels. Il est également prouvé que les risques liés à la consommation de petites quantités de pesticides sont de loin inférieurs aux nombreux bienfaits que procure une alimentation riche en fruits et légumes. Tout un soulagement! Il existe sur le marché des espèces alimentaires génétiquement modifiées, mais aucune étude ne démontre qu’elles sont nocives.»

Source: LaPressemobile


J’ai honte…

Ma honte vient du fait d’être canadienne. J’ai lu cet après-midi que le gouvernement venait de maintenir son quota de phoques à tuer à 400 000 bêtes!!!!!!!! Nous n’évoluons pas, nous régressons!!!

Selon Radio-Canada, le Fonds international pour la protection des animaux a condamné cette annonce, soutenant qu’elle va à l’encontre d’une gestion adéquate des pêcheries.

Les marchés des chasseurs ont dégringolé à l’international, après que l’Union européenne et la Russie aient fermé leurs portes aux produits du phoque.

L’an dernier, les chasseurs ont capturé moins de 10 % du quota.

À lire sur Radio-Canada: Les chasseurs de phoques obtiennent leur quota

En décembre 2011 (vous pouvez le lire vous-même), il était question de passer de 400 000 à 300 000 ce quota, parce que les scientifiques ont observés une diminution des troupeaux!!! Après ils viendront nous dire qu’il faut les tuer pour ne pas qu’il y en ait trop!!!! Les glaces fondent… nous l’observons en ce moment où nous pourrions être en plein moi de juillet tant il fait chaud! Et la glace est essentielle pour que les phoques puissent se reproduire…

Cessons ces pratiques, un point c’est tout!

Évidemment, cela n’a aucun sens! Et cela peu importe la méthode d’abattage! Personne au Québec ne mange de phoque, sauf ceux qui en vivent, probablement pour se donner bonne conscience! Le gouvernement avait même envoyé notre gouverneur général en manger devant les caméra pour tenter de calmer les esprits!!!  Tout le monde dénonce cette pratique, sauf ceux qui en vivent! Mais comme le gouvernement ne sait pas trop quoi faire de ceux qui vivent de cette industrie, il tente de trouver des “bonnes” raisons de tuer ces animaux en prétextant que les valves servent aux transplantations!!! Admettons que cela soit vrai… est-il question de 400 000 transplantations????

C’est tout simplement honteux!

À lire sur le blogue de Mr. Klean, tout un débat sur la question et où vous êtes invités à participer… : Stop au massacre de phoques . Ici aussi vous êtes invités à partager votre opinion, même Mr. Klean! :-)


“Sortez votre argent de la banque…”

Adrian Salbuchi: “Allez à la banque et sortez votre argent au plus vite”.

Adrian Salbuchi est écrivain, économiste, fondateur du Mouvement pour la Seconde République argentine .

Son analyse et sa vision quant au devenir du système financier sont sans appel. Tout va s’effondrer ! (voir système Ponzi )

Et en matière de catastrophe économique et financière il a tout vu , il est argentin.

Cependant il entrevoit, après le chaos généralisé, un nouveau système qu’il nous décrit dans sa vidéo…

G.de Beauce http://le.chameau.over-blog.com/article-adrian-salbuchi-allez-a-la-banque-et-sortez-votre-argent-au-plus-vite-83850315.html


Trou story

Alors que les compagnies minières exploitent de plus en plus le nord du Québec, le chanteur engagé Richard Desjardins nous propose son nouveau documentaire dénonçant cette industrie dont voici la bande-annonce:

Quand les minières signalent ne pas avoir été contactées par Richard Desjardins durant son tournage, celui-ci répondra qu’elles ont amplement les moyens de se faire entendre autrement. «Le cas de Malartic représente ce qui s’est passé ailleurs, malgré les discours (des minières et des gouvernements) nous disant que les choses ont bien changé», a martelé l’artiste engagé.

Lorsqu’un membre des médias lui a demandé quel impact il croyait que son film pourrait avoir, M. Desjardins a répondu: «Je ne sais pas. Le peuple invisible (documentaire sur les Algonquins) n’a eu aucun impact, mais bon, ce sera peut-être différent pour Trou Story, ça va possiblement alimenter le débat. Après tout, les mines représentent une industrie de 20 milliards $, tandis qu’un indien, ça ne vaut pas une cenne…»

Enfin, Richard Desjardins en a lâché une autre savoureuse digne de son crû pour exprimer qu’il est en faveur d’une exploitation bien faite des ressources minières et forestières. «Je ne suis pas contre le fait d’exploiter les ressources; ma guitare est en bois et mes cordes de guitare sont en métal!», a-t-il lancé en souriant.

Source: Abitibi Express

Site web officiel interactif de Trou Story


La fin du pétrole

Voici en une seule partie, sans publicité, le documentaire de Yann Arthus-Bertrand LA FIN DU PÉTROLE, de la série Vue Du Ciel. Vraiment intéressant!!! Un autre beau documentaire à faire circuler partout.

Vers la moitié du documentaire, ils interrogent des passants à Las Vegas à savoir si ça les préoccupe… Très révélateur leur réaction! Vous verrez!!!

Il semble évident qu’il est plus que temps de changer nos habitudes et de miser sur des énergies vertes.

Bon visionnement!

Cliquez ICI pour voir le vidéo de 96 minutes.


Le Japon VU DU CIEL par Yann-Arthus Bertrand

Découvrez ces magnifiques reportages qu’a fait Yann-Arthus Bertrand intitulés VU DU CIEL.

Je viens de découvrir cela, mais ils ont commencé le 22 août dernier sur le canal Évasion. Très intéressant comme le témoignent ces 2 vidéos…

Voici les dates du prochain épisode

  • Jeudi 8 septembre, 13h
  • Vendredi 9 septembre, 8h
  • Dimanche 11 septembre, 9h

Cliquez ICI pour voir les bandes-annonces des prochains épisodes ainsi que l’horaire.

Avant-goût des autres épisodes:

Mer de déchets:

Quelle désolation! Un scandale…:

Déforestation:


Wikileaks et les OGM

Des documents révélés par Wikileaks montrent que le gouvernement Bush surveillait de près les débats sur les OGM en France.

Une chercheuse soigne un plant de soja dans une serre de Monsanto à Chesterfield, dans le Missouri (Peter Newcomb/Reuters)

« L’Europe recule plutôt que d’avancer [sur la question des biotechnologies], avec la France, qui joue un rôle de premier plan, l’Autriche, l’Italie et même la Commission. Passer à des représailles montrerait clairement que la voie actuelle a un coût réel pour les intérêts européens, et pourrait aider à renforcer ceux qui soutiennent les biotechnologies en Europe. »

Photo : une chercheuse soigne un plant de soja dans une serre de Monsanto à Chesterfield, dans le Missouri (Peter Newcomb/Reuters)

La prose est signée Craig Stapleton, ambassadeur américain à Paris sous l’administration Bush. Elle fait partie d’une série de câbles diplomatiques confidentiels publiés par Wikileaks cette semaine.

Truthout révèle que, dans la plupart des câbles, la France est désignée comme le principal barrage au développement des cultures OGM au sein de l’Union européenne, depuis 2007, face aux offensives de grands producteurs comme Monsanto, Dow Agro-Sciences ou DuPont.

Face à ce blocage, la diplomatie américaine a fait pression sur les dirigeants politiques et les représentants du monde agricole. Les télégrammes diplomatiques mis en ligne sur Wikileaks montrent les méthodes employées.

José Bové et les faucheurs inquiètent l’ambassade américaine

En 2007, l’ambassade américaine à Paris fait ainsi état ​​d’une rencontre entre les diplomates américains et trois représentants des firmes concernées. A l’époque, José Bové est candidat à l’élection présidentielle.

Un premier télégramme du 13 août 2007 inventorie les opposants français aux OGM et signale que « les autorités françaises ont confirmé qu’elles ne défendraient aucune nouvelle mesure biotech avant la tenue d’un congrès environnemental soutenu par le gouvernement », le Grenelle de l’Environnement.

Un autre « câble » rend compte de l’inquiétude des dirigeants de l’agroalimentaire américain face à l’accroissement des saccages de récoltes transgéniques.

Leur embarras porte aussi sur une « mesure qui pourrait contraindre les agriculteurs français à rendre public les emplacements de leurs plans d’OGM » :

« Ils expriment leur inquiétude face à la lenteur de l’Europe quant à l’adoption des procédés biotechnologiques et à la possible politisation des décisions prises par la France en matière de régulation, avant les élections présidentielles. »

Kosciusko-Morizet face au « Mon 810 »

Toujours en 2007, Craig Stapleton, évoque des discussions musclées, après le rejet d’un projet de loi favorable aux biotechnologies par le parlement français. Ce qui a fait échouer la labellisation du Mon 810, une variété de maïs jusque-là bannie, produit par Monsanto.

Un câble de 2008 montre qu’un an plus tard, la pilule n’est toujours pas passée. Il revient sur le débat houleux qui a opposé la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie », Nathalie Kosciusko-Morizet à François Fillon et Jean-François Copé :

« Le gouvernement a perdu le contrôle sur la question [des OGM], y compris au sein de son propre parti. Les perspectives quant à l’avenir commercial des cultures biotechs sont des plus incertaines. Pour la récolte de maïs de 2008, c’est fichu, et il y a peu d’espoir pour les récoltes qui suivront, avant 2009 ou 2010.

Le gouvernement français sait que l’Europe fait face à des représailles à l’Organisation mondiale du commerce pour sa lenteur à approuver les biotechnologies et les interdictions illégales décidées par ses Etats membres.

Manifestement, le gouvernement français comprend que c’est le prix qu’il pourrait avoir à payer pour maintenir son moratoire sur les cultures biotechs. »

Coup dur pour l’exportation américaine

L’interdiction des OGM est susceptible de porter un sérieux coup aux exportations américaines. Selon le département de l’Agriculture américain, 97% du soja, 75% du maïs et 73% du coton qui poussent aux Etats-Unis utilisent des herbicides adaptés aux cultures transgéniques, comme le Round’up de Monsanto.

Un câble de 2007 précise :

« L’interdiction pourrait amputer les exportations vers la France de 30 à 50 millions de dollars. »

L’année suivante, la diplomatie américaine s’alarme de la sortie du documentaire de la journaliste française Marie-Monique Robin, auteure du « Monde selon Monsanto ».

Il est alors question de mettre au point des « talking points » pour mieux protéger les intérêts de Monsanto. Soit des « éléments de langage » bien rodés à servir aux détracteurs de Monsanto. Le site Dissenter cite un câble daté du 4 février 2008 :

« Le film et le livre ne diabolisent pas seulement Monsanto. Ils dénoncent aussi l’action gouvernementale américaine par son manque d’éthique et d’intégrité scientifique […]

Le livre et le films sont sur le point d’être traduits en anglais et dans d’autres langues. Le pays demande à une agence de Washington de fournir des “talking points” à utiliser face à un éventail d’interlocuteurs au sein d’une base listant les questions éventuelles. »

« Le monde selon Monsanto », l’épine dans le pied

Interviewée en 2008 par Rue89, MM Robin évoquait déjà l’extraordinaire pouvoir d’influence de la firme américaine. (Voir la vidéo)

Contactée au téléphone, elle ne se montre pas plus étonnée que ça :

« Ça ne fait que confirmer que les points soulevés dans le film les ont vraiment ennuyés : les liens entre Monsanto et le gouvernement américain, et tout le reste.

Monsanto, par le biais diplomatique, a eu assez de pouvoir pour faire en sorte que l’Espagne mette mon film dans un tiroir. Ca me prouve au moins que je n’étais pas paranoïaque. »

« Monsanto a perdu l’opinion publique depuis longtemps »

En marge du marché européen, les documents sortis par Wikileaks révèlent aussi comment les ambassades américaines font la promotion de « programmes de sensibilisation à la biotechnologie » en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

Récemment, « Truthout » montrait comment Monsanto agissait en Afrique par le biais de fondations caritatives, comme celle de Bill et Melissa Gates. Des câbles publiés cette semaine confirment que les diplomates américains s’activent en Tunisie, en Afrique du Sud et au Mozambique.

Mais l’effervescence des ambassades ne change pas grand-chose à la donne. Au final, les OGM reculent dans le monde depuis deux ans. En Europe, l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie et la Bulgarie ont interdit le maïs Mon 810, qui exsude de la BT toxine et tue certains insectes nuisibles.

Comme quoi le lobbying « n’a pas été très efficace », conclut Monique Robin. « Malgré toutes les pressions diplomatiques américaines, Monsanto a perdu l’opinion publique depuis longtemps, de toute façon. »


Source: Rue89


Enfin, un homme qui ose…

Je suis sans mot, et vraiment très émue suite à la lecture de ce texte si vrai, lequel reflète si bien ma pensée!!! Samedi, je me baladais seule en vélo le long du fleuve Saint-Laurent, et durant une pause, assise sur un banc, tout en regardant les gens dans leurs gros bateaux à moteur, visiblement fiers de la puissance de leur gros moteur polluants, et tellement mais alors là tellement loin de la réalité actuelle, je ne pouvais que constater que rien ne changera tant que les gens ne seront pas forcés de le faire… constat désespérant!

Tout ce que moi, avec ma petite personne, je puisse faire, est de continuer de vivre différemment et d’évoluer en parallèle, à me préparer pour la suite… Et aujourd’hui, je découvre ce merveilleux témoignage, et je constate combien en ces temps difficiles, il doit être apaisant et énergisant d’être deux à penser ainsi (pour ne pas dire à avoir les yeux ouverts) pour traverser ces épreuves incroyables… et faire les choses autrement.

Je vous partage donc ici le texte en question:

FUKUSHIMA-GRIPPE H1N1 : MÊME LOGIQUE MÉDIATIQUE

20 juin 2011

Madame, Monsieur,
Chers amis,

Non, ne comptez pas sur moi.
Ne comptez pas sur moi comme vous l’avez fait en automne 2009, lorsque je me battais contre les projets de vaccination massive obligatoire contre la grippe H1N1.
Ne comptez pas sur moi pour mener un nouveau combat contre le nucléaire, suite aux événements catastrophiques qui ont lieu à Fukushima Daiishi.

Pourquoi ? Parce que ce combat que j’ai mené il y a près de deux ans m’a coûté très cher. Très cher en temps, très cher en énergie, très cher en argent, très cher en réputation, très cher psychologiquement, très cher émotionnellement, très cher spirituellement. Je savais intellectuellement que lorsqu’on lutte CONTRE ce qui nous semble le mal, on devient semblable à ce mal qu’on combat. Je le savais intellectuellement, mais je ne l’avais pas ressenti dans ma chair.

Avec le recul de ces dix-huit derniers mois, j’ai compris qu’une facette de mon action avait été très utile à des centaines de milliers de personnes qui ont reçu l’information dont elles avaient besoin pour prendre la décision de ne pas se faire vacciner avec ce vaccin dangereux et parfois mortel. Mon action (et celle des autres militants) a été utile pour faire reculer les gouvernements dans le projet de vaccination obligatoire (j’avais reçu la confirmation confidentielle de la part de militaires qu’ils attendaient les ordres pour encadrer par la force les opérations de vaccination – heureusement, ces ordres n’ont jamais été donnés, finalement, par crainte d’une guerre civile dans nos pays).

Par contre, une autre facette de mon action (celle où mes émotions ont pris les commandes de mes messages) a alimenté ce que je voulais combattre. Et ça, je ne suis pas près d’oublier la dure leçon de vie qui fut la mienne…

Néanmoins.

Je suis frappé de constater qu’une fois de plus, les industries et les gouvernements confirment leur sainte alliance avec les grands médias pour protéger leurs intérêts, en se moquant totalement de nos vies, de notre santé et de notre intégrité physique.

fukushima4-3-2-1.jpg

Je le répète. Je n’ai vraiment plus l’intention de partir en guerre contre qui que ce soit. Et je n’ai pas l’intention d’y passer des heures. Il me suffit de poser quelques questions, de vous transmettre quelques références informatives (pour vérifier le contenu de mes questions) et de vous laisser tirer vos propres conclusions. Voici les questions que je me (vous) pose :

  • Pourquoi les médias ont cessé de nous informer dix jours après la catastrophe nucléaire de Fukushima, alors que la situation là-bas ne cesse de s’aggraver ?
  • Pourquoi une des premières décisions prises par les autorités de santé publique a été de relever le niveau des doses acceptables qu’une population peut encaisser ? Comme si l’imminence de la catastrophe avait tout à coup rendu nos organismes plus résistants à la radioactivité…
  • Pourquoi les autorités de santé publique et les gouvernements ont-ils donné l’ordre de ne plus publier les mesures de radioactivité depuis fin mars ?
  • Pourquoi ces mêmes autorités ont-elles donné l’ordre d’arrêter de mesurer le taux de radioactivité dans l’hémisphère Nord, alors que nous payons avec nos impôts, les stations de mesure ?
  • Pourquoi nous a-t-on caché pendant deux mois et demi que les coeurs des réacteurs 1, 2 et 3 avaient fondu dans les heures et les jours qui ont suivi le 11 mars dernier, alors que plusieurs experts indépendants l’annonçaient dans les jours qui ont suivi la catastrophe ?
  • Pourquoi aucun conseil de protection ne nous est donné de la part des autorités de santé publique, à nous qui sommes concernés par la contamination de l’air, du sol et de l’eau ?
  • Pourquoi ne nous dit-on pas que, chaque fois qu’il pleut, nous devrions éviter de sortir, ou alors, utiliser un large parapluie pour ne pas ramener chez nous, de l’eau et des particules contaminées ?
  • Pourquoi presque aucun média n’a révélé que, dès la fin du mois de mars, le lait de plusieurs états américains avait un taux de radioactivité anormalement élevé (depuis lors, les mêmes constats ont été faits en France) ? En nous expliquant que la pluie avait contaminé l’herbe des prés broutée par les vaches…
  • Pourquoi ne nous révèle-t-on pas que la mortalité des bébés a brusquement augmenté ces deux derniers mois, dans les états de l’Ouest américain ? À Philadelphie, par exemple, la mortalité a augmenté de 48 % en un mois, à cause du lait contaminé et de l’eau contaminée du robinet… (référence)
  • Pourquoi ne nous dit-on pas que les centaines de milliers de tonnes d’eau déversées sur les réacteurs sont sur le point de déborder des sous-sols des centrales, et donc de contaminer encore davantage la région, les nappes phréatiques et l’océan ? Et que les Japonais n’ont aucune solution pour régler ce problème…
  • Pourquoi nous fait-on croire que la situation est sous contrôle, alors que les déversements d’eau n’ont fait que retarder le moment où une explosion majeure surviendrait ?
  • Pourquoi ne nous dit-on pas que le bâtiment numéro quatre est sur le point de s’effondrer, avec les risques de relâcher dans l’environnement, d’énormes quantités de plutonium capables de rayer le Japon de la carte pour 100.000 ans (référence) ?
  • Pourquoi toutes les vidéos d’un ressortissant français vivant au Japon ont-elles été supprimées de son compte Youtube depuis ce lundi 20 juin ? Il faut préciser qu’Alex mettait une vidéo quasi-quotidienne sur Youtube pour informer de la situation vécue depuis le Japon. Jusqu’à présent, ses vidéos étaient vues par deux à quatre mille personnes. Sa vidéo de ce week-end, dans laquelle il exprimait sa colère et son désespoir avait déjà reçu 67.000 visiteurs en 48 heures, au moment où son compte a été fermé ! Liberté de l’information, vous dites ? Heureusement, des internautes malins avaient eu la bonne idée de copier sa vidéo et de la remettre en ligne.

Une petite dernière, juste pour la route !

  • Pourquoi l’administration Obama vient-elle de donner l’ordre d’interdire le survol de la centrale de Fort Calhoun (Nébraska) par les avions de tourisme et les hélicoptères, empêchant les journalistes d’informer la population par la situation très préoccupante qui s’y déroule suite aux inondations provoquées par le débordement du Missouri ?
  • Pourquoi cette même administration a-t-elle ordonné qu’aucune information sur la situation périlleuse de la centrale ne soit divulguée (voir photo ci-dessous) ?

fortcalhoun.jpg

Voici quelques références à partir desquelles vous pourrez faire vos propres lectures. J’ai mis ces références sur mon site Internet, dans un dossier nucléaire. Chaque fois que je verrai passer un article de synthèse, je l’ajouterai sur mon propre site.

J’y ai passé une petite centaine d’heures, pour me faire une opinion personnelle, en vérifiant à chaque fois quel était l’intérêt de la personne qui parlait. C’est intéressant de remarquer que tous les experts indépendants, sans exception, sont critiques et inquiets de ce qui se passe et des conséquences pour l’environnement, la santé des populations et l’avenir de la planète. Par contre, aucun expert travaillant pour l’industrie du nucléaire, aucun gouvernement impliqué fortement dans le nucléaire (comme la France et les USA) n’est inquiet de ce qui se passe. Au contraire, ils réaffirment, haut et fort, que le nucléaire est irremplaçable, sûr et même bon pour lutter contre le réchauffement climatique… Alors, de quoi nous plaignons-nous ?

À vous de réfléchir à ce qui se passe dans notre monde.
À vous, à présent, d’oser sortir de votre naïveté à propos de la manière dont le monde fonctionne et est dirigé.
Croyez-vous franchement que les médias ont pour mission de nous informés ? Le croyez-vous vraiment ?
Croyez-vous franchement que les industries se préoccupent de notre bien-être, de notre santé, de notre vie ? Le croyez-vous vraiment ?
Croyez-vous franchement que les gouvernements sont là pour défendre les faibles que nous sommes contre les puissants de ce monde ? Le croyez-vous vraiment ?

C’est plus fort que moi. Mais je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle très simple avec l’affaire de la grippe H1N1.

  • Pour la grippe, il n’y avait aucun danger de pandémie. Des experts, comme le professeur Debré l’ont dit et répété dès juillet 2009. On voyait bien que dans l’hémisphère Sud (en plein hiver entre juin et septembre 2009), il y avait moins de morts que les autres années, malgré le fait qu’ils ne disposaient pas du vaccin salvateur… Malgré l’absence de danger, les médias ont entretenu un climat de peur quotidiennement depuis le 25 avril 2009 jusqu’au 15 décembre 2009 ! Quotidiennement. Avec quoi comme résultat ? 17.000 morts de la grippe en un an (contre 250.000 à 500.000 morts annuels dus à la grippe saisonnière), c’est-à-dire rien du tout !
  • Pour Fukushima et Fort Calhoun, il y a un vrai danger. Des milliers de kilomètres carrés sont déjà perdus pour des centaines d’années au Japon. Les bébés meurent aux USA, les produits laitiers sont contaminés, des centaines de millions de litres d’eau sont contaminées dans les sous-sols des centrales et dans l’océan. Des particules radioactives sont rejetées dans l’atmosphère en continu depuis trois mois. Que font les médias ? Rien. Ils ne disent rien.

Mon commentaire : pour la grippe H1N1, il fallait que les médias amplifient la peur face à un danger inexistant pour servir les intérêts d’une industrie en perte de vitesse (les compagnies pharmaceutiques). Pour Fukushima et Fort Calhoun, il faut que les médias se taisent face à un danger bien réel pour servir les intérêts d’une industrie en perte de crédibilité et de contrôle (le nucléaire).

Vous voulez un autre parallèle ?

  • Pour la grippe, l’OMS a abaissé ses critères de seuil de pandémie le 29 avril 2009 (quatre jours après la première alerte). Ce qui lui a permis de déclarer que la pandémie avait atteint le niveau 6 (le plus élevé) le 11 juin 2009, déclenchant automatiquement l’exécution des contrats qui avaient été signés quatre ans auparavant entre les gouvernements et les compagnies pharmaceutiques. Dans ces contrats, il était spécifié que si l’OMS éclarait une pandémie de niveau 6, les gouvernements s’engageaient automatiquement à commander les vaccins pour lutter contre cette pandémie.
  • Pour Fukushima, l’OMS et les autorités sanitaires ont relevé les seuils acceptables d’irradiation des populations et des travailleurs du nucléaire. Ce qui permet de ne pas être obligé d’ordonner des évacuations massives des populations, puisque ces nouveaux seuils ne sont pas atteints !

Mon commentaire : les notions de seuil biologique et les critères d’acceptabilité ne sont pas déterminés sur base médicale ou biologique, mais bien sur des bases politiques, économiques et financières.

Un dernier parallèle ?

  • Pour la grippe, les experts qui se sont prononcés en faveur de la vaccination et qui ont défendu la réalité de la pandémie étaient tous payés par les compagnies pharmaceutiques qui fabriquaient les vaccins. Ceux qui se sont prononcés contre la vaccination et qui ont dénoncé la manipulation des chiffres, des faits et de l’information n’avaient rien à gagner, au contraire (je suis bien placé pour en témoigner). Mais ce sont ces derniers qui se sont faits traités de menteurs, de conspirationnistes, de théoriciens du complot, de gourous de sectes, et j’en passe. Jusqu’à ce que quelques équipes de journalistes viennent confirmer ce qu’ils disaient, mais avec six à neuf mois de retard… Quand les caisses des compagnies pharmaceutiques étaient bien remplies et lorsque des milliers de personnes souffraient des effets secondaires du vaccin (décès, paralysies, neurodégénérescences, narcolepsies, malformations cardiaques chez les nouveaux-nés, etc.).
  • Pour Fukushima, les experts qui prennent la parole pour nous rassurer sur la sécurité du nucléaire, sur l’inocuité des rejets de Fukushima et sur la maîtrise de la situation sont, comme par hasard, tous payés par l’industrie du nucléaire. Ceux qui dépensent leur énergie sans compter pour relayer les quelques informations disponibles dans le monde n’ont rien à gagner, de nouveau. Pourtant, il suffit de se balader quelques minutes sur les forums pour voir comment ils se font agresser par ceux qui refusent de voir. Pendant ce temps-là, les bébés commencent à mourir dans l’Ouest des États-Unis…

Mon commentaire : tout est dit, c’est bien l’argent qui mène le monde.

Si j’en avais le temps, je recommencerais une même analyse approfondie à propos d’autres événements que nous vivons ou que nous avons vécus. Je vous inviterais à réfléchir, par exemple, à ce qui se cache derrière la bactérie E-Coli qui, soi-disant, provoque une hécatombe en Allemagne. Comme pour le virus de la grippe A H1N1, cette bactérie est jugée par les microbiologistes comme une impossibilité naturelle. Pour eux, il est impossible qu’une même bactérie soit résistante aux huit classes principales d’antibiotiques connus. Mais qui pointe-t-on du doigt comme responsable présumé de cette hécatombe (vous m’excuserez, mais 39 morts, ça n’a rien d’une hécatombe) ? Une vilaine exploitation fermière de produits biologiques en Allemagne… OUH les vilains qui cultivent encore à l’ancienne ! Mais ne vous en faites pas, les scientifiques ont déjà la solution : il suffira d’irradier systématiquement tous les aliments (comme beaucoup le sont déjà dans l’industrie agroalimentaire traditionnelle). Ainsi donc : adieu le bio, adieu les aliments vivants. Bienvenue dans le monde du tout chimique, du tout irradié, du tout aseptisé.

Cette fois donc, les médias ont intérêt à amplifier la peur pour servir les intérêts des industries agroalimentaires industrielles, promotrices des OGM et de la phytopharmacie.

Conclusion provisoire

Comme je vous le disais en commençant, ne comptez pas sur moi pour repartir dans un autre combat.
Car ce combat, comme tous les autres (gaz de schiste, hold-up des pays et des populations par les banques privées, chemtrails, terrorisme d’état, pseudo-réchauffement climatique, etc.), est inutile.

Pourquoi ?

Parce que toutes ces choses que nous vivons actuellement sont le symptôme de l’ancien monde qui s’effondre.
La logique du nucléaire est en train de s’effondrer et ne se relèvera pas.
La logique pharmaceutique est en train de s’effonder et ne se relèvera pas.
La logique agroalimentaire est à bout de souffle et ne se relèvera pas non plus.
La logique de concentration financière vit ses dernières heures avant une faillite globale et systémique.
Toutes les logiques fondées sur la préservation des intérêts d’un petit nombre au détriment de l’immense majorité des êtres vivants sur cette planète ont fait du monde un monde pourri.

Le piège dans lequel je me suis pris moi-même fut de croire que ce monde était mon monde. Je croyais que je faisais partie de ce monde, alors qu’il n’en est rien. Je ne partage aucune des valeurs de ce monde-là ; un monde fondé sur l’individualisme, sur la cupidité, sur l’indifférence, sur le cynisme, sur la méchanceté, sur le mensonge, sur la violence, sur l’inconscience. Je ne partage aucune de ces valeurs. Pourtant, je reconnais qu’il y a en moi des zones d’individualisme, de cupidité, de cynisme, de méchanceté, de mensonge, de violence et d’inconscience. Et c’est pour cela qu’un monde pareil peut encore tenir debout, malgré son extrême fragilité.

Depuis que je suis sorti du combat, en janvier 2010, je ne me pose qu’une seule question : COMMENT CRÉER ENSEMBLE UNE MEILLEURE VIE ?
Autrement dit, et si nous laissions ce vieux monde s’effondrer tranquillement, en souhaitant même que les choses s’accélèrent ? Et si nous investissions réellement nos énergies à créer un autre monde. NOTRE monde, celui qui correspond à ce à quoi nous aspirons de tout coeur… Un monde où nous mettrions la conscience au coeur de nos vies, un monde où nous pourrions reconnaître les parts de lumière comme les parts d’ombre qui se trouvent en chacun de nous. Un monde où le respect de la vie, de la nature, de la conscience serait la préoccupation centrale.

En écrivant cela, je suis bien conscient que je n’ai pas de solution concrète à vous partager. Mais sachez que je chemine dans cette voie. J’ai juste l’intuition que ce meilleur monde, c’est ensemble que nous en tracerons les contours et que nous en inventerons les lois. C’est la raison pour laquelle je redouble mes efforts pour incarner dans mon quotidien la voie alchimique, loin de cette dualité BIEN – MAL. J’espère que, vous aussi, vous trouverez la voie qui vous convient pour ne pas vous attacher à ce vieux navire en train de couler et pour sauter, tant qu’il est encore temps.

La seule chose dont je suis certain, c’est que plus nous lâcherons le matérialisme, moins nous subirons les chocs qui nous attendent ces prochains mois. C’est ce à quoi je travaille depuis dix ans maintenant. Je gagne cinq fois moins qu’il y a dix ans, je ne suis plus propriétaire de rien (ni maison, ni voiture), sauf de ma société et de mes ordinateurs, je n’ai plus aucun engagement financier auprès d’aucune institution (j’ai contracté jusqu’à 500.000 euros d’emprunt !). Je me sens prêt et plus léger pour accueillir la vague du changement. Et vous, êtes-vous prêt(e) ?

Restons debout, conscient et sans peur !

Jean-Jacques Crèvecœur
Montréal (Québec)


Il y a des limites qu’on ne devrait jamais dépasser

Lisez cet article de La Presse et demandez-vous si les gouvernements sont là pour nos propres intérêts…!!! Carrément révoltant!!!!!

L’industrie gazière exemptée de déclarer sa pollution

par Charles Côté

Tout comme aux États-Unis, l’industrie gazière canadienne bénéficie d’une exception à la loi, qui lui permet d’injecter dans le sous-sol des produits chimiques sans faire de rapport. C’est ce qui ressort d’une pétition – une forme de plainte – qu’ont déposé aujourd’hui trois groupes écologistes auprès du Commissaire à l’environnement fédéral.

Chaque année, les entreprises doivent faire rapport au gouvernement fédéral de leurs rejets polluants dans l’air, l’eau et le sol. Ces rapports sont colligés dans l’Inventaire national des rejets polluants. Chaque année, Environnement Canada publie dans un avis la liste des polluants qui doivent être déclarés. Mais cet avis contient une exception: il «ne s’applique pas à [...] l’activité d’exploration pétrolière ou gazière ou dans le forage de puits de gaz ou de pétrole», peut-on lire à l’annexe 3 du document.

Selon Gillian McEachern, du groupe Environmental Defense, l’une des 3 organisations à signer la pétition, cette exemption revient année après année depuis environ 10 ans. «C’est un cas où la réglementation n’a pas suivi les changements dans l’industrie», affirme Mme McEachern. En effet, il y a 10 ans, l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique n’avait pas débuté au Canada. Cette technique implique l’injection de grandes quantités d’eau et de sable avec des additifs afin de libérer le gaz naturel emprisonné dans le schiste.

Selon les groupes écologistes, 27 substances utilisées par l’industrie gazière aux États-Unis figurent dans la liste de polluants d’Environnement Canada.Outre Environmental Defense, la pétition est signée par l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et la West Coast Environmental Law Association. «Ça ressemble étrangement à ce qui s’est passé aux États-Unis avec l’exception au Clean Water Act, dit Patrick Bonin, de l’AQLPA. Peut-être que c’est simplement un cas de réglementation dépassée.»

Environnement Canada n’a pas été en mesure de répondre aux questions de La Presse hier au sujet des raisons de cette exemption. Aux États-Unis, la loi fédérale sur la protection de l’eau a été modifiée pour exempter la technique de fracturation hydraulique de la déclaration obligatoire qui s’applique à d’autres activités industrielles.

Dans leur pétition, les trois groupes demandent à Environnement Canada de mettre fin à l’exemption. Ils demandent aussi «quelles mesures (s’il en est) Environnement Canada prend-il pour faire le suivi et rendre compte de l’utilisation des substances dans le fluide utilisé pour la fracturation hydraulique» et «quelles études Environnement Canada mène-t-il pour comprendre les effets potentiels sur la santé humaine et l’environnement des produits chimiques utilisés au cours de la fracturation hydraulique». Ils posent les mêmes questions au sujet d’une autre technique relativement nouvelle, soit l’exploitation in situ de sables bitumineux.

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Gaz de schiste – Manifestation samedi 18 juin 2011 à 14 hrs à Montréal

Plusieurs groupes environnementaux, comités de citoyens et partis politiques organisent une manifestation samedi à Montréal contre les projets d’exploitation de gaz de schiste.

Ils mettent en garde le gouvernement Charest qui, disent-ils, continue à favoriser l’industrie sous le couvert de l’Évaluation environnementale stratégique (EES) lancée dans la foulée du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

«Clairement le gouvernement est pro-industrie et a trouvé le moyen de vendre l’inacceptable», a affirmé le metteur en scène Dominic Champagne, citoyen engagé contre le projet gazier.

Il affirme que dans Lotbinière, où il réside, les projets gaziers avancent comme prévu, contrairement à l’idée d’un quasi-moratoire qui avait été véhiculée après les déclarations du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, en mars dernier. «Il n’y a pas de moratoire, il n’y a aucune limite au nombre de forages et de fracturations qui peuvent être réalisés dans le cadre de l’ÉES, alors que la fracturation est une technique risquée et n’est pas acceptable dans les milieux où on vit», dit-il.

«On ne veut pas servir de rats de laboratoire», a dit de son côté Paul Lamoureux, porte-parole d’une quarantaine de comités de citoyens.

Selon Pierre Batellier, du Collectif de scientifiques sur le gaz de schiste, l’étude lancée par Québec ne correspond pas aux critères internationaux en matière d’évaluation environnementale stratégique (EES), tel que définis par exemple par l’OCDE.

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