tiré de cyberpresse
Isabelle Pion
La Tribune
Miser sur l’énergie éolienne dans sa cour
(SHERBROOKE) En installant une éolienne dans leur cour arrière et des panneaux solaires, Jonathan Lauzon et sa conjointe Marilou Bélisle font le pari qu’ils deviendront un jour presque entièrement autonomes en matière d’énergie.
Le couple, parent de quatre jeunes enfants, est installé à Sherbrooke, dans l’ancien secteur de Rock Forest. Jonathan Lauzon l’avoue sans détour: avec sa petite tribu, la famille consomme beaucoup d’énergie.
Et M. Lauzon s’attend à ce que ça aille en augmentant. «Là, ce n’est pas si pire: les enfants rentrent tous dans le bain. Mais quand ils seront adolescents, ce sera une douche le matin, une douche le soir… Ça va être l’enfer. De l’électricité, je vais en consommer beaucoup tantôt!» lance-t-il en riant.
Sa facture d’électricité lui coûte environ 2300 $ annuellement, et il chauffe également au bois. Il évalue, sous toutes réserves, qu’il pourrait récupérer environ 70 % de ces coûts, mais il sera en mesure de valider les chiffres l’an prochain, puisque l’éolienne vient d’être installée. Au moment de l’entrevue, elle s’apprêtait à être branchée. «Je voulais arrêter de payer pour de l’électricité. C’est de l’argent que tu ne revois jamais.»
Un système de batteries permet d’emmagasiner l’énergie produite par l’éolienne. «Si les batteries ne sont pas rechargées, je retombe sur Hydro», note M. Lauzon. Le père de famille a investi environ 40 000 $ pour l’éolienne et son installation, et il a également investi environ 10 000 $ pour les panneaux solaires.
Le Sherbrookois et sa conjointe ont eu l’idée d’installer une éolienne dans leur cour parce que leur ami, Dany Bendo, est directeur des ventes chez Solmax Énergie.
L’énergie éolienne chez monsieur et madame Tout-le-monde est-elle appelée à prendre de l’ampleur? «La clientèle n’est pas prête à ça pour le moment. Il y en a qui trouve ça cher», estime M. Bendo, en soulignant que le milieu agricole a davantage pris le virage en raison des coûts de l’électricité.
