Le printemps ne dure pas longtemps. C’est aussi une période de l’année évoquant le retour à la vie et celui des hirondelles. Plus près de nous, c’est le temps des montées de sève des érables et l’inévitable temps des sucres qui l’accompagne.
Il n’y a qu’une seule et unique cabane à sucre végétarienne dans le monde entier (jusqu’à preuve du contraire). Elle se nomme la cabane La Pause Sylvestre et elle se situe à Dudswell dans la région de Sherbrooke, pas très loin à l’Est de Montréal (voir carte ici-bas)
Tout spécialement pour l’Association végétarienne de Montréal, les acériculteurs Carole et Mario prépareront deux repas 100 % végétaliens. L’association a réservé deux plages horaires pour permettre à plus de gens de se joindre à eux. Ils invitons leurs membres le samedi 28 avril au dîner ou le samedi 28 avril au souper. Il n’y aura sans doute plus de neige à la fin d’avril, donc, ayez vos bottes de pluie dans vos pieds et vos chemises à carreaux pour l’occasion. Pour de plus amples renseignements et pour les questions de covoiturage écrivez à alexandre.gagnon@vegemontreal.org
Date : le samedi 28 avril
Heure : midi ou 18 h
Endroit : Cabane La Pause Sylvestre
Adresse : 58, 11e Rang
Dudswell, Québec
J0A 1G0
Coût : 30 $
Au Menu: Crêpes, fèves noires dans le sirop, tourtière au millet, tourtière aux fèves rouges, pommes de terre rissolées, choucroute maison, omelette au tofu (vegan), tire sur la neige et sirop à volonté.
Pour joindre l’Association végétarienne de Montréal cliquez ICI.
Des documents révélés par Wikileaks montrent que le gouvernement Bush surveillait de près les débats sur les OGM en France.
« L’Europe recule plutôt que d’avancer [sur la question des biotechnologies], avec la France, qui joue un rôle de premier plan, l’Autriche, l’Italie et même la Commission. Passer à des représailles montrerait clairement que la voie actuelle a un coût réel pour les intérêts européens, et pourrait aider à renforcer ceux qui soutiennent les biotechnologies en Europe. »
Photo : une chercheuse soigne un plant de soja dans une serre de Monsanto à Chesterfield, dans le Missouri (Peter Newcomb/Reuters)
La prose est signée Craig Stapleton, ambassadeur américain à Paris sous l’administration Bush. Elle fait partie d’une série de câbles diplomatiques confidentiels publiés par Wikileaks cette semaine.
Truthout révèle que, dans la plupart des câbles, la France est désignée comme le principal barrage au développement des cultures OGM au sein de l’Union européenne, depuis 2007, face aux offensives de grands producteurs comme Monsanto, Dow Agro-Sciences ou DuPont.
Face à ce blocage, la diplomatie américaine a fait pression sur les dirigeants politiques et les représentants du monde agricole. Les télégrammes diplomatiques mis en ligne sur Wikileaks montrent les méthodes employées.
José Bové et les faucheurs inquiètent l’ambassade américaine
En 2007, l’ambassade américaine à Paris fait ainsi état d’une rencontre entre les diplomates américains et trois représentants des firmes concernées. A l’époque, José Bové est candidat à l’élection présidentielle.
Un premier télégramme du 13 août 2007 inventorie les opposants français aux OGM et signale que « les autorités françaises ont confirmé qu’elles ne défendraient aucune nouvelle mesure biotech avant la tenue d’un congrès environnemental soutenu par le gouvernement », le Grenelle de l’Environnement.
Un autre « câble » rend compte de l’inquiétude des dirigeants de l’agroalimentaire américain face à l’accroissement des saccages de récoltes transgéniques.
Leur embarras porte aussi sur une « mesure qui pourrait contraindre les agriculteurs français à rendre public les emplacements de leurs plans d’OGM » :
« Ils expriment leur inquiétude face à la lenteur de l’Europe quant à l’adoption des procédés biotechnologiques et à la possible politisation des décisions prises par la France en matière de régulation, avant les élections présidentielles. »
Kosciusko-Morizet face au « Mon 810 »
Toujours en 2007, Craig Stapleton, évoque des discussions musclées, après le rejet d’un projet de loi favorable aux biotechnologies par le parlement français. Ce qui a fait échouer la labellisation du Mon 810, une variété de maïs jusque-là bannie, produit par Monsanto.
Un câble de 2008 montre qu’un an plus tard, la pilule n’est toujours pas passée. Il revient sur le débat houleux qui a opposé la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie », Nathalie Kosciusko-Morizet à François Fillon et Jean-François Copé :
« Le gouvernement a perdu le contrôle sur la question [des OGM], y compris au sein de son propre parti. Les perspectives quant à l’avenir commercial des cultures biotechs sont des plus incertaines. Pour la récolte de maïs de 2008, c’est fichu, et il y a peu d’espoir pour les récoltes qui suivront, avant 2009 ou 2010.
Le gouvernement français sait que l’Europe fait face à des représailles à l’Organisation mondiale du commerce pour sa lenteur à approuver les biotechnologies et les interdictions illégales décidées par ses Etats membres.
Manifestement, le gouvernement français comprend que c’est le prix qu’il pourrait avoir à payer pour maintenir son moratoire sur les cultures biotechs. »
Coup dur pour l’exportation américaine
L’interdiction des OGM est susceptible de porter un sérieux coup aux exportations américaines. Selon le département de l’Agriculture américain, 97% du soja, 75% du maïs et 73% du coton qui poussent aux Etats-Unis utilisent des herbicides adaptés aux cultures transgéniques, comme le Round’up de Monsanto.
« L’interdiction pourrait amputer les exportations vers la France de 30 à 50 millions de dollars. »
L’année suivante, la diplomatie américaine s’alarme de la sortie du documentaire de la journaliste française Marie-Monique Robin, auteure du « Monde selon Monsanto ».
Il est alors question de mettre au point des « talking points » pour mieux protéger les intérêts de Monsanto. Soit des « éléments de langage » bien rodés à servir aux détracteurs de Monsanto. Le site Dissenter cite un câble daté du 4 février 2008 :
« Le film et le livre ne diabolisent pas seulement Monsanto. Ils dénoncent aussi l’action gouvernementale américaine par son manque d’éthique et d’intégrité scientifique […]
Le livre et le films sont sur le point d’être traduits en anglais et dans d’autres langues. Le pays demande à une agence de Washington de fournir des “talking points” à utiliser face à un éventail d’interlocuteurs au sein d’une base listant les questions éventuelles. »
« Le monde selon Monsanto », l’épine dans le pied
Interviewée en 2008 par Rue89, MM Robin évoquait déjà l’extraordinaire pouvoir d’influence de la firme américaine. (Voir la vidéo)
Contactée au téléphone, elle ne se montre pas plus étonnée que ça :
« Ça ne fait que confirmer que les points soulevés dans le film les ont vraiment ennuyés : les liens entre Monsanto et le gouvernement américain, et tout le reste.
Monsanto, par le biais diplomatique, a eu assez de pouvoir pour faire en sorte que l’Espagne mette mon film dans un tiroir. Ca me prouve au moins que je n’étais pas paranoïaque. »
« Monsanto a perdu l’opinion publique depuis longtemps »
En marge du marché européen, les documents sortis par Wikileaks révèlent aussi comment les ambassades américaines font la promotion de « programmes de sensibilisation à la biotechnologie » en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.
Mais l’effervescence des ambassades ne change pas grand-chose à la donne. Au final, les OGM reculent dans le monde depuis deux ans. En Europe, l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie et la Bulgarie ont interdit le maïs Mon 810, qui exsude de la BT toxine et tue certains insectes nuisibles.
Comme quoi le lobbying « n’a pas été très efficace », conclut Monique Robin. « Malgré toutes les pressions diplomatiques américaines, Monsanto a perdu l’opinion publique depuis longtemps, de toute façon. »
Ici, il fait très chaud en ce moment… et quand il fait chaud, il est agréable de manger léger et frais. Voici une recette de salade d’été délicieuse que j’ai mangé pour la première fois chez des amis, il y a une semaine après 80 km de vélo. C’était divin! Nous en avons mangé ce soir à la maison. Je partage donc avec vous ce petit délice tout simple… Moi je la préfère avec de la coriandre.
Pour avoir de beaux petits cubes de mangues, voir ce vidéo.
Ingrédients
Tomates rouges coupées en quartiers ou petites tomates olivettes coupées en 2
Mangues pelées, coupées en quartiers (ou pêches ou nectarines, pelées, coupées en quartiers)
Vinaigre de vin blanc ou autre (facultatif)
Huile d’olive
Sel, poivre
Poudre de cari (ou baies de genièvre écrasées)
Feuilles de basilic ciselées ou coriandre ou ciboulette ciselée
Préparations
-Sur une assiette de service ou sur des assiettes individuelles, disposer les quartiers de tomates et de mangues.
-Arroser d’une petite quantité de vinaigre de vin blanc et d’huile d’olive, saler et poivrer.
Saupoudrer une pincée ou plus, au goût, de poudre de cari et bien mélanger.
Compléter la présentation avec de fines lanières de basilic frais.
Ce sera bientôt le temps d’aller cueillir les fraises, puis en juillet les framboises, et ensuite les bleuets…
J’en profite chaque année pour garnir mon congélateur de ces fruits frais, ainsi j’en ai à portée de mains tout au long de l’année, m’évitant d’en acheter des modifiés génétiquement provenant de Californie.
Ricardo vous montre ici comment les congeler. Je n’utilise pas de papier parchemin et ça fait tout aussi bien l’affaire.
Une fois congelés, j’ajoute une petite quantité de ces fruits dans mes jus maison en les broyant congelés au mélangeur. N’oubliez pas de placer le mélangeur en mode “glace”.
Le 27 mai 2011 débutera la projection du documentaire Forks Over Knives au théâtre AMC Forum 22 situé au 2313 Chemin de la Côte Sainte-Catherine à Montréal.
Ayant fait l’objet de reportages sur CNN, Oprah.com et The Doctor Oz Show ainsi que dans d’autres médias, ce long-métrage se penche sur l’hypothèse à l’effet que plusieurs des maladies dégénératives et incapacitantes si répandues en Amérique du Nord peuvent être prévenues ou dans certains cas, guéries par l’abandon de notre diète largement composée de gras animaux et d’aliments transformés.
Voyez ici la bande-annonce en anglais, car le film n’est qu’en anglais:
Ce soir, j’ai visionné le documentaire NO IMPACT MAN sur Netflix. En fait, c’est le parcours d’une famille vivant dans un appartement à New York City qui a décidé de tenter l’expérience, pendant un an, de vivre en minimisant leur impact sur la planète. Pendant cette année-là, ils ont même fermé leur alimentation à l’électricité et cessé d’utiliser du papier de toilette! La question que Colin Beavan se posait avant de commencer était “peut-on vivre heureux sans gaspiller et consommer autant?”
Voici la bande-annonce en anglais
J’ai trouvé ceci pour vous en français concernant son livre
Évidemment, cela vous amènera à faire de nombreuses réflexions… et là était je crois le but du projet. En regardant ce documentaire, on voit tout de suite combien les villes ne sont pas conçues pour être respectueuses de l’environnement, et on peut imaginer à quel point un tel projet serait différent en campagne…
Dans un article de La Presse d’aujourd’hui, on y apprend que la vente de pesticides est en hausse au Québec, mais que les dangers reliés à ceux-ci sont moins grands??? Me permettez-vous d’en douter?
L’année analysée dans ces statistiques est 2008. Il se serait vendu pas moins de 4,2 millions de kg d’ingrédients actifs (herbicides, insecticides, fongicides et autres poisons)…! Du jamais vu au Québec!
On peut y lire également que les pesticides les plus toxiques (l’atrazine) sont reliés aux cultures non OGM, donc lire entre les lignes qu’on favorise une culture OGM parce que les pesticides sont moins dangereux. On oublie cependant de mentionner que les aliments OGM représentent un très grand risque pour notre santé… et créent des lésions dans nos organes.
Bref, rien n’est mieux que des aliments non modifiés sans pesticides…
Equiterre milite donc pour bannir l’atrazine au Québec, lequel est interdit en Europe en raison de ses effets néfastes, et alors que l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis juge le produit sans danger!!! On voit où sont les intérêts financiers…!
Certaines recherches ont montré que les grenouilles mâles exposées à l’atrazine devenaient hermaphrodites et que leur taux de testostérone tombait en dessous de celui des femelles!!!
Et si on tentait de trouver des façons saines de faire pousser nos fruits et légumes, sans chimique?
Au Québec, la saison de l’artichaut est le mois de mai… alors soyons fins prêts pour déguster cette plante particulière qui se déguste lentement avec une trempette! Je n’en ai jamais cuisiné, ne sachant trop comment faire, mais avec ces indications, j’ai envie de tenter l’expérience.
Sur le site IGA.net dont vous trouverez le lien plus bas, on y apprend ceci:
“Procédons par étape, avant d’apprêter et de cuire notre artichaut, il faut le choisir! Il est préférable de choisir un artichaut lourd dont les feuilles sont bien fermées, elles doivent aussi être lisses et cassantes sous la pression des doigts. Selon la sorte d’artichaut, les feuilles doivent avoir une couleur allant du vert tendre au violet. Il est préférable d’éviter les artichauts dont les feuilles sont picotées de noir.
Il n’est pas recommandé de cuire l’artichaut entier, avant la cuisson, il faut le « tailler ».
On prépare l’artichaut pour la cuisson en 4 étapes :
Retirer les feuilles à la base de l’artichaut
Couper la majeure partie de la tige
Avec des ciseaux, couper les bouts pointus des feuilles
Avec un bon couteau, retirer la tête de l’artichaut
Ensuite, il ne vous restera qu’à le cuire selon la méthode dictée par votre recette préférée. La cuisson de l’artichaut peut se faire à l’eau, à la vapeur ou au four.”
Voici un vidéo de Ricardo qui nous explique quoi manger et comment;
Merci IGA! Vous pouvez également vous inscrire aux suggestions de IGA sur Facebook.
Réalisatrice et journaliste, Marie-Monique Robin a produit un autre documentaire choc concernant les pesticides et produits nocifs qui se retrouvent dans notre alimentation et qui causent de nombreuses maladies chez les humains, dont le cancer. Sans doute vous souvenez-vous de son autre excellent documentaire intitulé “Le Monde selon Monsento” sorti en 2008… et dont j’avais parlé dans mon blogue sous “Les OGM s’immiscent en Europe“.
Pour “Le monde selon Monsento”, tout comme pour son plus récent documentaire “Notre poison quotidien”, il existe un livre portant le même nom… que je vous recommande évidemment.
En ce moment, elle parcourt la France et parle de son nouveau documentaire. Surveillez son horaire dans votre région.
Vous pouvez également suivre le flux de son blogue ici, ou sur ARTV.